PPE : des objectifs ambitieux sur les renouvelables et compatibles avec 50% de nucléaire en 2035

Après s'être faits attendre presque 6 mois de plus que prévu, les grands axes de la programmation pluriannuelle de l'énergie ont été dévoilés ce matin. Ces annonces permettent d'y voir plus clair sur l'avenir du mix électrique français.

Voici ce qu'on peut en retenir :
  • La trajectoire proposée pour les renouvelable est ambitieuse. Dans le scénario le plus haut, la production renouvelable française devrait augmenter entre 2018 et 2028 presque autant que celle de l'Allemagne au cours des 10 années écoulées.
  • L'objectif de 50% de nucléaire dans la production électrique française est remis à 2035 et les fermetures de réacteurs nucléaires sont renvoyées aux quinquennats suivants
  • La trajectoire proposée peut bien permettre d'atteindre 50% de nucléaire en 2035 mais elle implique aussi sur augmentation importante de la production d'électricité.
  • Des incertitudes demeurent notamment sur la méthode et le calendrier.

Une trajectoire ambitieuse pour les renouvelables


Dans le discours qu'il a prononcé mardi matin, Emmanuel Macron a clairement dit qu'il souhaite que la montée des énergies renouvelables devance la baisse de la production du nucléaire. C'est une position de bon sens du moment qu'on ne prend pas excuse de la lenteur de la première pour retarder la seconde...
Ça ne semble pas devoir être le cas : les propositions détaillées ce matin comprennent des objectifs assez ambitieux pour les énergies renouvelables :
  • Le parc éolien terrestre devrait passer de 13.5GW en 2017 à 24.6GW en 2023 et se situer entre 34.1 à 35.6GW en 2028. Soit la trajectoire suivante :

  • L'éolien off-shore (inexistant à l'heure actuelle) devrait atteindre 2.4GW en 2023 et 4.7 à 5.2GW en 2028. Emmanuel Macron en a d'ailleurs profité pour annoncer 4 nouveaux appels d'offre pour des projets éoliens en mer avant la Ce qui nous donnerait :
  • Le solaire photovoltaïque devrait presque être multiplié par 3 à 20.6GW en 2023 (contre 7.7GW en 2017) et continuer à augmenter pour atteindre 35.6 et 44.5GW en 2028. Nous serions donc sur une trajectoire de ce type :
  • Les annonces de ce matin comprennent aussi une petite part d'électricité venant de la méthanisation et une augmentation de l'ordre de 1GW de la puissance hydroélectrique.
Pour le solaire et l'éolien les chiffres annoncés ce matin sont cohérents avec ce qu'avait promis Emmanuel Macron pendant sa campagne présidentielle, à savoir doubler le parc éolien et solaire pendant le quinquennat. On est même assez largement au-dessus pour le solaire.

Au total cela donnerait l'évolution suivante pour la production électrique renouvelable :

En 2017, nous étions légèrement en dessous de 100TWh, on atteindrait 153TWh en 2023 puis 199 à 215TWh en 2028.
Ce sont des objectifs honorables : pour comparaison, dans le scénario le plus haut l'augmentation de la production renouvelable en France en une décennie serait équivalente à celle qu'à connu l'Allemagne au cours des 10 dernières années.

Une baisse de la production nucléaire confirmée... mais remise à plus tard


C'était le secret le moins bien gardé de France : malgré ses engagements de campagne, Emmanuel Macron a confirmé le report de l'objectif de 50% de nucléaire de 2025 à 2035.

De la même façon la fermeture de réacteurs est renvoyé à plus tard. Fessenheim devrait fermer à l'été 2020 après un interminable feuilleton ce qui modifiera peu la puissance installée puisque cette fermeture sera presque entièrement compensée par la mise en service de l'EPR de Flamanville. Ensuite 2 fermetures de réacteurs sont envisagées sous condition en 2025 et 2026 et le gros du travail est remis à après 2027 avec en théorie 10 réacteurs à fermer entre 2027 et 2035. Le gouvernement ne nomme pas non plus les réacteurs susceptibles d'être fermés (même si François de Rugy a mentionné les centrales de Gravelines, Dampierre, Cruas, Blayais, Bugey, Tricastin, Chinon et Saint-Laurent-des-Eaux).
Clairement sur ce sujet le gouvernement préfère faire des promesses au nom de ses successeurs plutôt que de s'engager lui-même...


Même état d'esprit sur le nouveau nucléaire : la porte n'est pas fermée mais aucune décision sur la construction d'EPR ne sera prise avant 2022.

Le parc nucléaire français devrait donc suivre cette évolution :

A facteur de charge constant, l'évolution du parc nucléaire nous conduirait vers une production entre 321 et 332TWh en 2035 (contre 400TWh/an en moyenne actuellement).

Il est cependant probable que le développement d'une production renouvelable variable obligera le parc nucléaire français à fonctionner de façon plus flexible. Ce qui aura pour effet de faire baisser le facteur de charge. Si par exemple il passait à 60% contre 72.5% en moyenne aujourd'hui, la production nucléaire ne serait plus que de 267 à 275TWh par an en 2035.

Evolution du mix électrique français


Où tout cela nous conduit-il ? A moyen terme, une trajectoire ambitieuse sur les renouvelables couplée à une baisse tardive du nucléaire entraîne une hausse considérable de la production électrique.

Une des trajectoires pour la production électrique française pourrait par exemple être :
Ici on est dans la version ambitieuse de la PPE : accélération du déploiement des renouvelables après 2022 puis prolongement des tendances et fermeture de réacteurs dès 2025. En supposant que le facteur de charge du parc nucléaire reste le même on se retrouve avec une production de 612TWh en 2028 soit 70 de plus qu'aujourd'hui.
Abondance de biens ne nuit pas, dit-on, mais j'ai quand même du mal à voir ce qu'on pourrait faire de 70TWh en plus. A titre d'illustration, c'est plus que ce qui serait nécessaire si on remplaçait toutes nos voitures par des voitures électriques... Cette tendance à la surproduction aussi plaide pour une réduction du facteur de charge du parc nucléaire.

Vous vous demandez peut-être si cela suffit à atteindre les 50% de nucléaire en 2035 comme cela a été promis ce matin.

Je vais commencer par redire que cet objectif de 50% est mauvais et vous renvoyer à cet article pour plus d'explications.
Mais si vous insistez, la réponse est probablement oui. La PPE ne porte que sur 10 ans et ne contient donc pas d'objectifs pour le parc renouvelable après 2028. Toutefois si on prolonge le rythme de croissance de la période 2023-2028 sur les années suivantes on se retrouve en 2035 avec un peu plus de 265TWh de production renouvelable dans le scénario bas et un peu plus de 300 dans le scénario haut. En ajoutant une production gaz et fioul stable à son niveau actuel (environ 30TWh/an), il faudrait donc que la production nucléaire soit comprise entre 295 et 330TWh en 2035 et comme on l'a vu même sans réduction du facteur de charge elle devrait se situer entre 321 et 332TWh en 2035.


Les incertitudes restantes


Le gouvernement propose donc une programmation pluriannuelle de l'énergie qui, sur la partie électricité, se tient : il n'y a apparemment pas d'objectifs contradictoires et, que l'on soit d'accord ou pas avec ces orientations, les trajectoires vont bien dans la direction où on leur demande d'aller. C'est bien le moins me direz vous. Certes mais même ce minimum la loi sur la transition énergétique n'y arrivait pas... Je me garderait donc bien l'accabler.

Mais cela ne veut pas dire que tout est parfait, plusieurs problèmes et incertitudes demeurent. Sur la trajectoire, j'ai deux inquiétudes :
  • d'une part, la persepective d'une surproduction électrique qui créer un risque important que le objectisf renouvelables ne soient pas atteints.
  • d'autres part, le report des fermetures de réacteurs à 2025 voire 2027 : ce gouvernement, comme l'avait si bien fait son predecesseur, semble vouloir laisser à ceux qui viendront après lui le soin de gérer le problème mais le temps passe : désormais cela signifie presque certainement que des réacteurs vont dépasser 60 années de fonctionnement.
Il y a aussi matière à interrogation sur la méthode et sur le calendrier :
  • Emmanuel Macron a parlé d'une nouvelle période de consultation de 3 mois, plusieurs comités (conseil national de la transition écologique, comité d'experts pour la transition énergétique, comité de gestion des charges de service public de l'électricité, comité du système de distribution publique d'électricité...) doivent également donner leurs avis éclairés sur la PPE avant qu'elle soit adoptée. La PPE 2018 arrivera donc au mieux avec 6 mois de retard et rien ne dit que les objectifs seront les mêmes à l'arrivée.
  • On ne sait toujours pas si le gouvernement compte faire amender la loi sur la transition énergétique pour déplacer l'objectif de 50% de nucléaire de 2025 à 2035. D'un point de vue juridique, ce n'est pas forcément nécessaire mais ne pas le faire serait incompréhensible politiquement et mettrait la PPE à la merci du Conseil d'Etat. Et s'il faut passer par la loi, il risque de s'écouler encore de longs mois avant que la PPE entre en vigueur.
  • On ne sait pas non plus comment vont se passer les fermetures de réacteurs, on a bien vu avec Fessenheim que ce sujet est compliqué : sa fermeture est un engagement pris en 2012, il y a déjà 8 ans, cela signifie que même si aucun réacteur n'est fermé avant 2025 ou 2027 il faut d'ores-et-déjà s'y préparer.
En conclusion, il reste beaucoup de travail mais ces propositions me semble une base intéressante pour enfin amorcer le remplacement du parc nucléaire français.

Publié le 27 novembre 2011 par Thibault Laconde



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13 commentaires :

  1. Ce que pour ma part je retiendrai, c'est qu'il n'y a aucune indication du coût de ces mesures ! Si on se reporte à l'exemple allemand, il faut s'attendre à un doublement du prix de l'électricité payée par les particuliers. Lancer un tel plan sans en indiquer l'incidence (combien ça va vous coûter !)c'est se préparer à une nouvelle révolte dans le genre "Gilets Jaunes" à propos de l'électricité.

    A moins bien sûr de demander encore à EDF de jouer encore une fois le rôle du banquier ce qui reporterait la charge sur nos petits enfants et serait le moyen de couler complètement EDF et donc de rendre financièrement impossible la relance de la filière nucléaire !
    Signé: papijo

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    1. Normalement, cette présentation a du être précédée d'une étude macroéconomique, un chiffrage est donc censé exister. On verra...

      En attendant, je ne suis pas certain que le prix à payer soit aussi élevé que vous le craigniez. Aujourd'hui les coûts ont beaucoup baissé et on est proche de la parité réseau pour l'éolien et le grand solaire. Les allemands payent leur rôle de leader : ils ont développé les énergies renouvelables lorsque celles-ci étaient encore chères.

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    2. Bonjour
      par rapport a coller des rustines sur les vieilles centrales nucléaire, ce sera plus chère. L'aspect financier est fondamental, sinon, ce ne sont que de belles promesses qui n'engagent que ceux qui les croit.

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    3. Coller des rustines sur des vieux réacteurs nucléaires, comme vous dites, n'est pas donné non plus. EDF s'apprete à dépenser 100 milliards d'euros pour ça, soit 5% du PIB français environ... Selon la SFEN, qui n'est pas suspecte d'anti-nucléarisme primaire, cela devrait faire remonter le prix de l'électricité nucléaire vers 55€/MWh, à ce prix là l'éolien et certains projets solaires sont concurrentiels.

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    4. merci pour votre réponse, mais si j'ai bien compris, EDF aura de toute façon ces 100 milliards a sortir, comment ? , Il faut donc ajouter le coût de l'équipement en ER .. avec quel argent ? . Il n'y a rien a faire, sans explication sur le financement de ce vaste projet, cela ne reste que des promesses. C'est une habitude avec ce gouvernement.
      Il aurait fallut utiliser les 20 milliards annuels du CICE pour cet investissement .....

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    5. Les allemands ont peut-être essuyé quelques plâtres et payé un peu cher leur Energiewende, mais il ne faut pas non plus oublier qu'ils avaient à disposition des centrales de back-up déjà construites et sans doute amorties pour beaucoup, y compris les mines de charbon pour les alimenter. La France n'a rien de tout cela (la France n'arrive déjà plus à "passer l'hiver", même en dehors des pointes de consommation avec ses seules centrales sans faire appel aux centrales à charbon allemandes, espagnoles, anglaises, etc. - voir par exemple ce site), et en parallèle aux ENRs devra se lancer dans un programme de construction de centrales de back-up (certainement des turbines à gaz à cycle ouvert), y compris les pipelines et stockages d'alimentation, et il faudra bien payer le gaz au camarade Poutine ... bien plus cher que le prix du charbon ou du lignite allemands !

      Je maintiens donc, sans avoir fait aucun calcul c'est vrai, que mon "pifométrage" du prix de l'électricité à 2 fois le prix actuel est malheureusement "réaliste" !
      Signé: papijo

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  2. Si, comme vous le dites, les coûts de l'éolien et du photovoltaïque ont beaucoup baissé, alors pourquoi continuer à les subventionner outrageusement? Cela contribue à un enrichissement indu des promoteurs de ces énergies!!!!

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    1. Les projets déjà en service restent évidemment soutenus selon les conditions en vigueur leur de leur lancement. Les nouveaux projets par contre ne sont presque plus aidés voire plus du tout, exemples :
      - En Pologne, la semaine dernière 31 projets éoliens ont été attribués entre 36 et 51€/MWh soit un peu au dessus ou un peu en dessous de la parité réseau : https://twitter.com/mkaczerowski/status/1065314496938475525
      - La Finlande vient de lancer son premier parc éolien terrestre sans subvention : https://www.windpowerengineering.com/business-news-projects/vestas-wins-turbine-order-for-subsidy-free-wind-farm-in-finland/
      - Les Pays Bas et l'Allemagne construisent des parc éoliens off-shore sans subvention : https://windeurope.org/newsroom/press-releases/worlds-first-offshore-wind-farm-without-subsidies-to-be-built-in-the-netherlands/
      - Engie développe 300MW d'éolien en Espagne sans aide publique : https://www.newswiretoday.com/news/167047/New-Step-for-Engie-in-Renewable-Energy-with-the-Development-of-A-300-MW-Wind-Project-in-Spain/
      - Un peu partout en Europe, y compris en Grande Bretagne, des centrales solaires sans subvention sont en construction : https://cdn.vox-cdn.com/thumbor/mRFZu7-uTGstI5_NcZ9AweqAn_w=/0x0:771x568/920x0/filters:focal(0x0:771x568):no_upscale()/cdn.vox-cdn.com/uploads/chorus_asset/file/11447595/Screen_Shot_2018_05_30_at_11.00.51_AM.png

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    2. "Sans subventions" ne veut pas dire grand chose ... tout dépend de la législation appliquée.
      A côté du "feed-in tariff" tel que pratiqué en France, existent d'autres régimes basés sur des certificats d'origine. La loi impose aux distributeurs de ces pays de fournir x% de leur ventes d'électricité sous forme de "certificats d'origine renouvelable" délivrés par les producteurs d'ENRs. Ceux-ci sont donc rémunérés d'abord par la vente de leur électricité au prix
      du marché, et ensuite par la vente de ces certificats. Ils ne touchent pas de "subventions" à proprement parler, mais les consommateurs paient leur électricité toujours aussi cher ! Il peut aussi y avoir des aides "cachées": raccordements "gratuits", terrains mis gracieusement à disposition, mesures fiscales: amortissement accéléré, exemption totale ou partielle des taxes locales ou des taxes d'équipement, etc. (sans compter bien sûr l'"obligation d'achat" et l'absence de pénalité pour non fourniture de l'énergie contractuelle !)
      Lien à titre d'exemple: Conditions du marché des certificats d'origine en Finlande
      Signé: papijo

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  3. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

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  4. Vous ne parlez pas de l'impact de l'intermittence dans un système électrique avec une grande part de solaire et éolien. Si on ferme des réacteurs nucléaires, comment allons nous faire le soir en hiver lorsqu'il n'y a ni soleil ni vent ? Je suis surpris que personne ne traite ce genre de problème ! Compter sur une avancée technologique de stockage d'ici 10 ans me paraît extrêmement risqué. C'est pourquoi je pense qu'on n'arrivera pas fermer des réacteurs, on se contentera de baisser leur facteur de charge : ainsi, on pourra tous les allumer pour ces soirées d'hiver. Mais alors si le facteur de charge du nucléaire baisse, à coût quasiment fixe, on va nécessairement augmenter de façon notable le prix de l'électricité ! Bref on n'est encore loin du compte j'ai l'impression... Sans compter que tout ces efforts ne servent à rien pour le climat puisque le nucléaire n'émet quasiment pas de gaz à effet de serre !

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    1. Le coût de l'électricité sera modulé en fonction de la disponibilité des renouvelables. Très bon marché quand les renouvelables produiront beaucoup, et très cher quand on fera appel massivement au nucléaire et au gaz. Le signal de tarif incitera les consommateurs à décaler leurs usages.
      Le développement des ENRs ne sera plus piloté par le gouvernement ou par EDF: par exemple cet appel à consultation d'ENERCOOP pour des projets non subventionnés: http://www.triapdl.fr/appel_projets/appel-a-consultation-enercoop-energies-renouvelables/ . Avec des ENRs moins cher que le gaz et le nucléaire, ce type d'appel d'offre va se déveloper dans les années à venir.
      On s'adaptera: on mettra le ballon d'eau chaude en température quand le prix de l'électricité est bas, on chargera sa voiture au travail en journée, etc, etc.
      Avec le numérique et la domotique, il devient de plus en plus facile d'utiliser les informations tarifaires.

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  5. Les écolos ont souvent du mal à appréhender la réalité. A l'heure actuelle il arrive assez fréquemment que les ENRs produisent massivement, notamment en Allemagne, beaucoup plus que la demande (et pourtant, la part éolien + solaire en Allemagne ne doit pas dépasser les 20% en moyenne). Les Allemand sont obligés alors de "faire cadeau" de leur électricité, et ... personne n'en veut ! Ils sont même obligés de payer les utilisateurs pour que ceux-ci acceptent de la consommer (Un exemple Noël 2017)! Evidemment, ces "dysfonctionnements" que des écolos naïfs présentent comme des grandes "victoires": les ENRs ont des taux de pénétration record, ont un coût ... et le consommateur allemand paie 2 fois plus cher qu'en France !

    NB: Les patrons qui payent des places de parking à leurs employés sont rares, ceux qui en plus paieront la borne de recharge (mettons 40 kVA, soit 4 ou 5 fois la capacité pour un logement) et l'abonnement qui va avec vont être difficiles à trouver !
    Et une dernière remarque, si les écolos avaient un peu de jugeote, au lieu de nous proposer de chauffer nos ballons d'eau chaude électriques en milieu d'après-midi alors que la consommation est proche de son maxi journalier, ils nous proposeraient des chauffe-eau solaires:
    - ils ont un rendement très supérieur au photovoltaïque
    - ils tolèrent très bien le passage de temps en temps d'un "petit" nuage
    - ils assurent pour un coût dérisoire un stockage de quelques (dizaines) kWh pour un coût dérisoire !
    - ils permettraient au staff d'ENERCOOP de s'employer à des tâches plus utiles à la société que la promotion des ENRs !
    Signé: papijo

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