J'ai expliqué longuement ce que je pensais des propositions pour la progragrammation pluriannuelle de l'énergie dans un autre article et sur Twitter. Un peu de diversité ne nuit pas, je vous propose de laisser un peu la parole à d'autres.
Cet article pourra être complété avec d'autres réactions intéressantes dans le prochains jours (n'hésitez d'ailleurs pas à me les signaler !).
Pour Arnaud Gossement, avocat spécialiste du droit de l'environnement : "sur le nucléaire, la principale décision de l'Etat est de renvoyer le sujet à la prochaine PPE", sur les renouvelables les objectifs ne sont "pas ambitieux mais en ligne avec nos engagements européens" et beaucoup de travail reste à faire avant son adoption.
Matthieu Orphelin, ancien porte-parole de la Fondation Nicolas Hulot et député En Marche, qui avait exposé "10 points qui permettront d'évaluer si la PPE est ambitieuse" se dit "forcément déçu" "sauf sur les renouvelables".
De son coté, Matthieu Auzanneau, directeur du think tank the Shift Project, partage le diagnostic mais attend en vain l'ordonnance. Dans le même ordre d'idée, Antoine Guillou, coordonnateur du pôle énergie et climat de Terra Nova, souligne les lacunes des annonces du jour :
La réaction d'Anne Bringault, qui coordonne l'activité transition énergétique du CLER, est représentative de celle de nombreux responsable d'ONG : elle craint deux quinquennats de procrastination alors "que la France va émettre plus de gaz à effet de serre que prévu jusqu'en2023" :
Nicolas Goldberg, consultant chez Colombus, note cependant que le rythme de fermeture des réacteurs pourrait convenir à EDF ce qui permettra peut-être d'éviter le versement de lourdes indemnités.
Publié le 27 novembre 2018 par Thibault Laconde
Cet article pourra être complété avec d'autres réactions intéressantes dans le prochains jours (n'hésitez d'ailleurs pas à me les signaler !).
Pour Arnaud Gossement, avocat spécialiste du droit de l'environnement : "sur le nucléaire, la principale décision de l'Etat est de renvoyer le sujet à la prochaine PPE", sur les renouvelables les objectifs ne sont "pas ambitieux mais en ligne avec nos engagements européens" et beaucoup de travail reste à faire avant son adoption.
#PPE Confirmation : ce n'est pas la #PPE 2018/2028 qui a été présentée aujourd'hui mais ses grandes lignes. Il faudra attendre encore plusieurs mois pour avoir un projet de décret. On sait déjà que bien des choix sont reportés à la #PPE suivante, post 2028. https://t.co/i1fbm258F8— Arnaud Gossement (@ArnaudGossement) 27 novembre 2018
Matthieu Orphelin, ancien porte-parole de la Fondation Nicolas Hulot et député En Marche, qui avait exposé "10 points qui permettront d'évaluer si la PPE est ambitieuse" se dit "forcément déçu" "sauf sur les renouvelables".
Chacun sait ce que je portais depuis des mois pour la #PPE, la #rénovationénergétique et pour de nouvelles mesures d'accompagnement des citoyens. Je suis forcément déçu que les réponses ne soient pas annoncées dès aujourd'hui (sauf sur #EnR). Pourtant les solutions sont connues ! pic.twitter.com/e2os6GXWgS— Matthieu ORPHELIN (@M_Orphelin) 27 novembre 2018
De son coté, Matthieu Auzanneau, directeur du think tank the Shift Project, partage le diagnostic mais attend en vain l'ordonnance. Dans le même ordre d'idée, Antoine Guillou, coordonnateur du pôle énergie et climat de Terra Nova, souligne les lacunes des annonces du jour :
Le problème n'est pas tant ce qu'Emmanuel #Macron a annoncé aujourd'hui (quoique, la TIPP flottante...), mais plutôt ce qu'il n'a pas dit :— Antoine Guillou (@antoineguillou) 27 novembre 2018
- quelles garanties (y compris légales) pour tenir les trajectoires EnR et nucléaire?
- quelle stratégie pour la mobilité et le bâti?
#PPE
La réaction d'Anne Bringault, qui coordonne l'activité transition énergétique du CLER, est représentative de celle de nombreux responsable d'ONG : elle craint deux quinquennats de procrastination alors "que la France va émettre plus de gaz à effet de serre que prévu jusqu'en2023" :
RTE dit que si on ferme des réacteurs nucléaires au fur et à mesure du dév. des EnR on peut être à 50% de nucléaire en 2030.— Anne Bringault (@AnneBringault) 27 novembre 2018
Reculer, c'est freiner les EnR et les économies d'énergie et garder + longtemps des réacteurs nucléaires vieillissants et produire + de déchets nucléaires
Nicolas Goldberg, consultant chez Colombus, note cependant que le rythme de fermeture des réacteurs pourrait convenir à EDF ce qui permettra peut-être d'éviter le versement de lourdes indemnités.
Publié le 27 novembre 2018 par Thibault Laconde

















