Il y a des coïncidences qui frappent l'esprit : le vendredi 8 novembre 2013, alors que les délégations du monde entier convergeaient vers Varsovie pour le 19e sommet international sur le climat, les Philippines étaient frappées de plein fouet par le typhon Haiyan - la plus puissante tempête tropicale jamais enregistrée.
Dans la nuit du 8 au 9 novembre, pendant que les organisations humanitaires rappelaient leurs salariés partis en week-end et se préparaient à une des plus importantes interventions des dix dernières années, des militants de Greenpeace projetaient un slogan sur une cheminée de la centrale polonaise de Belchatow, la plus grande centrale à charbon d'Europe : "les typhons commencent ici".
Les organisations humanitaires et les associations de protection de l'environnement se sont toujours retrouvées autour des catastrophes naturelles : les unes s'efforçant de prévenir leur apparition, les autres de secourir les victimes. Ce qui est radicalement nouveau c'est le rapprochement dans le temps de ces deux combats.
Lorsque l'on parle de changement climatique, d'épuisement des sols ou de raréfaction de l'eau, on pense encore trop souvent que ces problèmes seront ceux de nos petits-enfants. Ce n'est plus le cas, et les humanitaires peuvent en témoigner : les crises sur lesquelles ils interviennent sont pratiquement toutes à un degré ou à un autre des crises écologiques. C'est évidemment vrai des famines ou des sécheresses mais c'est aussi le cas de la plupart des conflits : le Programme des Nations Unies pour l'Environnement estime que près de la moitié d'entre eux sont causé par l'exploitation de ressources naturelles.
Dans la nuit du 8 au 9 novembre, pendant que les organisations humanitaires rappelaient leurs salariés partis en week-end et se préparaient à une des plus importantes interventions des dix dernières années, des militants de Greenpeace projetaient un slogan sur une cheminée de la centrale polonaise de Belchatow, la plus grande centrale à charbon d'Europe : "les typhons commencent ici".
Protection de la nature et action humanitaire : deux facettes d'un même combat
Les organisations humanitaires et les associations de protection de l'environnement se sont toujours retrouvées autour des catastrophes naturelles : les unes s'efforçant de prévenir leur apparition, les autres de secourir les victimes. Ce qui est radicalement nouveau c'est le rapprochement dans le temps de ces deux combats.
Lorsque l'on parle de changement climatique, d'épuisement des sols ou de raréfaction de l'eau, on pense encore trop souvent que ces problèmes seront ceux de nos petits-enfants. Ce n'est plus le cas, et les humanitaires peuvent en témoigner : les crises sur lesquelles ils interviennent sont pratiquement toutes à un degré ou à un autre des crises écologiques. C'est évidemment vrai des famines ou des sécheresses mais c'est aussi le cas de la plupart des conflits : le Programme des Nations Unies pour l'Environnement estime que près de la moitié d'entre eux sont causé par l'exploitation de ressources naturelles.




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