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Canicule : faut-il inscrire une température maximale dans le Code du Travail ?

En l'espace d'à peine un mois, nous venons de vivre deux vagues de chaleur historiques, et le mot n'est pas aussi galvaudé qu'on pourrait le croire. Les épisodes de températures caniculaires de juin et juillet 2022 ont en commun d'avoir enfoncé les records de tout l'ouest et le nord de la France mais le premier avait une autre caractéristique plus discrète et peut-être plus inquiétante : sa précocité. Dès le jeudi 16 juin, bien avant la pause estivale et en semaine, 12 départements se sont réveillés en vigilance rouge "canicule"... et brusquement la question de l'organisation de travail en période de forte chaleur a pris une tournure beaucoup plus concrète.

Chaleur et travail : que dit le droit ?

chaleur et travail : faut-il modifier la loi
Ce n'était que la 4e fois depuis sa création en 2004 que l'alerte "canicule" était placée au plus haut niveau. La vigilance rouge signifie que Météo France prévoit "des phénomènes dangereux d'intensité exceptionnelle" et impose une "vigilance absolue". Mais concrètement, qu'est-ce que cela veut dire pour les travailleurs exposés à la chaleur ?

La réponse du Code du Travail : débrouillez-vous.

La protection des salariés contre la chaleur est sous la responsabilité de l'employeur dans le cadre de son obligation générale d'évaluation et de prévention des risques. Cependant le droit du travail français ne fixe aucun seuil de température. Il n'existe ni limite de température de l'air interdisant le travail en extérieur, ni température d'ambiance maximale pour les ateliers, les bureaux, etc.

Pour l'anecdote, l'article R4121-1 du Code du Travail, celui-là même qui impose à l'employeur d'évaluer les risques, n'en mentionne explicitement qu'un seul : les risques "liés aux ambiances thermiques". C'est bien qu'ils doivent être un peu importants...

Cette obligation d'évaluation et de prévention est tout de même renforcée dans les départements placés en vigilance rouge canicule. Selon les instructions du Ministère du Travail, l'employeur doit "procéder à une réévaluation quotidienne des risques encourus par chacun des salariés" et aménager le travail en conséquence, par exemple en diminuant la charge de travail, en modifiant les horaires, en élargissant le télétravail... L'INRS met à disposition des recommandations dans ce sens.
Si ces mesures sont insuffisantes pour garantir la santé et la sécurité des salariés, l'employeur doit arrêter le travail.
 

Droit de retrait

Si l'employeur ne prend pas les mesures nécessaires pour protéger les travailleurs face à la canicule, c'est l'heure du droit de retrait. Il faut pour cela "un danger grave et imminent pour la vie ou la santé" des salariés (art. L4131-1 du Code du Travail). Mais là aussi aucune indication claire.
La jurisprudence n'aide pas à s'y retrouver. Le seul exemple a ma connaissance c'est cet arrêt de la Cour de Cassation de 2010 qui donne raison a un couvreur licencié après avoir arrêté le travail pendant la canicule de 2003.
 

En théorie, le Code du Travail est très protecteur pour le salarié qui exerce son droit de retrait : l'employeur ne peut pas s'y opposer, le sanctionner ou retenir son salaire. En pratique, cela reste une décision très difficile surtout en l'absence de règles ou de précédents.

Il y a eu quelques exemples d'exercices du droit de retrait pendant la vague de chaleur de juin 2022, par exemple à l'usine Toray d'Abidos (suite à un accident du travail) ou aux abattoirs Bigard de Quimperlé. Ce n'est probablement pas un hasard s'il s'agit de sites avec une forte population ouvrière et des syndicats solidement implantés, on peine à imaginer l'utilisation de ce dispositif par des salariés précaires - ce que reconnait d'ailleurs explicitement la CGT de Quimperlé - ou simplement isolés par un travail en extérieur. Or ce sont souvent eux les plus exposés.

 

Le Code du Travail devrait-il prévoir une température maximale ?

En résumé, le droit du travail n'indique pas à partir de quand la chaleur est considérée comme dangereuse. La décision d'arrêter le travail en cas de canicule est laissée à l'appréciation de l'employeur et, en dernier recours, du salarié via l'exercice du droit de retrait.

Question évidente : la loi devrait-elle fixer une température au-delà de laquelle l'employeur doit arrêter le travail ? A mon avis, la réponse est oui.

Il est difficile de fixer une température en dessous de laquelle il n'y a pas de danger. Il existe des exemples de coups de chaleur mortels avec une température inférieure à 30°C... La température acceptable depend en effet de nombreux facteurs : conditions météorologiques, notamment humidité, ensoleillement et vent, âge, état de santé et acclimatation, niveau d'effort physique, port d'équipements de protection individuels, etc. 

Par contre, il est assez facile de fixer une température au-delà de laquelle le travail est toujours dangereux. C'est le sens que devrait avoir selon moi l'inscription d'une température maximale dans la loi : donner une borne supérieure. Un repère qui permet à l'employeur, son représentant ou le salarié de regarder une carte météo ou un thermomètre et dire : "OK, la décision ne m'appartient plus, il faut arrêter".

Cette inscription ne devrait évidemment pas priver l'employeur et le salarié de la possibilité de cesser le travail si les conditions deviennent dangereuses avec des températures inférieures.

 

Où fixer la limite ? Quelques sources d'inspiration

Une température maximale au travail, ça n'est pas inédit, y compris dans des pays qui ne sont pas connus pour leur droit social progressiste. Pour ne citer que quelques exemples : 

  • En Arabie Saoudite, le travail en extérieur est interdit en été entre midi et 15h et doit être suspendu si la température atteint 50°C
  • Le Qatar s'est doté récemment, après moult pressions, d'une règle interdisant le travail en extérieur lorsque la température de thermomètre globe humide (une variante de la température humide tenant compte en plus de l'ensoleillement et du vent) dépasse 32.1°C.
  • En Chine, le travail en extérieur est interdit lorsque la température maximale journalière dépasse 40°C et réglementé au-dessus de 35 (durée maximale, interdiction des heures supplémentaires...). Et il ne s'agit pas que de limites théoriques : la suspension du travail en extérieur a par exemple été mise en oeuvre à Shanghai cette année.
    Les travailleurs chinois ont aussi droit à une (petite) prime de chaleur.

Il existe même une norme internationale sur le sujet : l'ISO 7726. Comme la législation quatari, elle fixe des seuils en température de thermomètre globe humide (WBGT en anglais) et différenciés selon le niveau d'effort physique et l'acclimatation. Par exemple pour un travailleur non acclimaté, elle recommande de limiter l'activité à partir d'une température WBGT de 23°C et de cesser toute activité à à 33°C.

Le graphique ci-dessous donne une approximation des limites de l'ISO 7726 en fonction de la température et de l'humidité :

ISO 7726 : Température maximale recommandée au travail
 

Aux taux d'himidité usuels, la limite se situe autour de 40°C. S'il fallait inscrire un seuil dans la loi, je pense que cette valeur serait un bon candidat.

 

 Publié le 25 juillet 2022 par Thibault Laconde

2018, année écologique ? La réponse de 5 influenceurs

Que nous réserve 2018 ? Climat, énergie, développement durable... quels seront les sujets qui feront l'actualité ? Va-t-on au devant d'une année d'immobilisme ou peut-on au contraire s'attendre à des avancées ?
Comme chaque année, j'ai invité quelques blogueurs et influenceurs à plancher sur la question. Voici leurs réponses :

2016, année écologique ? La réponse vue par 5 blogueurs.

Que nous réserve la nouvelle année dans le domaine de l'écologie et du développement durable ? Après un an largement placé sous le signe du climat, quel seront les sujets qui feront l'actualité en 2016 ?
Comme début 2014 et 2015, j'ai invité quelques blogueurs à plancher sur le sujet et à partager l'événement ou la tendance qui va, selon eux marquer, marquer cette année.

Comme chaque année, j'ai choisi des invités qui interviennent sur des sujets proches mais avec des angles et des styles très différents. A l'arrivée, il reste quand même un pont commun... Tous appellent à l'action !




"Des aménagements urbains mieux partagés en faveur des piétons et vélos." - Adrien Saumier




En 2016, l'année qui suit l'accord de Paris et l'engagement constant et renouvelé des villes pour lutter contre les dérèglements climatiques, les aménagements et mesures en faveur des déplacements doux, en particulier le vélo, monteront en puissance.
Pendant des décennies, les villes ont cherché à s'adapter avant tout à la voiture, élargissant les chaussées, poussant les piétons sur les rebords, chassant les vélos des rues. En France, Paris n'a échappé au pire que grâce au choc pétrolier, puisque étaient prévus la couverture totale du Canal Saint-Martin par une voie rapide, le doublement des voies sur berges, etc.
Depuis une petite vingtaine d'années le phénomène s'inverse et les villes aménagent des espaces dédiés aux circulations douces. Mais il semble que l'on passe de la logique de sanctuaires piétons (le centre-ville historique ou un espace commercial) à une logique globale de partage plus juste de l'espace urbain.
Ces nouveaux aménagements ne vont pas sans débats ou oppositions parfois virulentes. Les mauvaises habitudes de déplacements et l'étalement urbain rendent difficiles la nécessaire disparition des véhicules motorisés individuels en ville, et plus généralement dans les métropoles. Mais le mouvement est en marche : aujourd'hui, New York piétonnise Time Square, Los Angeles lance le plan Mobility 2035, Paris passe la majorité de ses rues à la limite de 30 km/h. Sans parler des centaines de villes moyennes dans le monde, y compris dans les pays dits en développement comme Sao Paulo ou Mexico, qui empruntent le même chemin que Copenhague et Amsterdam...


"In 2016, let's change the world !" - Fiamma Luzzati




"Le digital va imposer la concertation à grande échelle entre entreprise et parties prenantes." - Pierre-Yves Sanchis




2016 va connaître des bouleversements importants dans la manière dont les entreprises appréhendent la RSE et le Développement Durable, et ce, grâce au digital. En effet, les années précédentes ont permis aux entreprises de comprendre, parfois à leurs dépens, que le digital était la pierre angulaire de leur réputation. Elles ont aussi identifié, preuves et études à l’appui, que la perception de leur responsabilité sociale, sociétale et environnementale des entreprises comptait pour plus de 45% de leur réputation (Burson Marsteller, 2015).
2016 va plus que jamais amener les entreprises à reprendre en main leur communication grâce aux démarches RSE initiées, encore trop peu expliquées et vulgarisées auprès de leurs salariés, consommateurs, ONG, médias, institutions… Grâce au digital, certaines entreprises initieront d’ailleurs une écoute et un dialogue plus rapprochés avec leurs parties prenantes, afin d’identifier de nouvelles pistes de progrès et de s’assurer que la perception de leur performance RSE est bien alignée avec leur démarche.


"Vers une consommation différente et plus engagée..." - Aurélie Lombard



2016 sera ce que nous en ferons, alors plutôt qu'une tendance je vous donne une to-do-list où piocher des idées de consommation différente et/ou plus engagée.
Pour moi, consommer (ou même ne pas consommer d'ailleurs) est un acte politique fort, souvent méconnu et trop souvent sous-utilisé. Vous pouvez choisir entre la consommation collaborative (via les échanges, dons, partages dans les recycleries ou ressourceries et autres communautés : Sharevoisins, la Machine du Voisin...), la débrouille ( le « do it yourself » DIY, les repaircafés et maisons du vélo...) ou faire la part belle à l'Economie Sociale et Solidaire qui emploie 12,7% des salariés du privé et offre des services dans tous les secteurs.
Il est également possible de passer à une consommation alimentaire saine et bio à prix correct, tout en mangeant moins de viande et plus équilibré et en soutenant l'agriculture paysanne - sans oublier que manger bio, c'est lutter contre les OGM... Pour cela, vous pouvez passer par les Associations pour le maintien d'une agriculture paysanne (ou AMAP) ou les Jardins de Cocagne - qui ajoutent un volet insertion en plus.
Pour sauter un autre pas encore, un acte fort serait de quitter sa banque pour la NEF ou le Crédit Coopératif, qui investissent l'épargne dans des projets éthiques, solidaires et/ou écologiques ou de quitter EDF pour Enercoop (fournisseur d'énergie 100% renouvelable).
Alors, faites votre choix et à vous de jouer !



"L'heure est à l'engagement, à la traduction des paroles en actes." - Thibault Laconde



Comme d'habitude, je termine sur mon propre avis. Je crois que personne ne niera qu'en 2015 beaucoup de choses se sont mises en mouvement : la COP21 a ouvert la voie vers une nouvelle gestion internationale du climat et peut-être plus largement des biens communs mondiaux, le scandale Volkswagen nous a interrogé sur notre responsabilité de consommateur et notre confiance dans le savoir-faire technique pour répondre aux problèmes environnementaux, la chute du cours du pétrole montre à quel point nous sommes loin de maitriser l'économie de l'énergie... Je pourrais continuer longtemps cette liste.
Le monde est en train de changer, nous le sentons au moins confusément - et pas seulement dans le domaine de l'écologie ! Ces changements peuvent nous paralyser (comment agir lorsqu'on ne sait pas de quoi demain sera fait ?), ils doivent au contraire nous pousser à aller de l'avant : L'histoire nous enseigne justement que dans ces moments, demain est fait par ceux qui prennent l'initiative...
Or 2016 sera une année électorale ou pré-électorale dans de nombreux pays : aux États-Unis, en France, en Allemagne, au Royaume-Uni, en Russie... Ajoutons que, même sans élections, la Chine et le Brésil semblent avoir devant de sérieux changement politiques.
Les crises que nous traversons peuvent être l'occasion de réinventer notre monde si nous passons à l'action dès maintenant. Mais entendons-nous bien : il ne s'agit pas de ressasser encore et encore discours, théories et belles intentions, il nous faut mettre les mains dans le cambouis quitte à les salir un peu... On ne fait rien bouger sans confronter nos convictions aux réalités du terrain. L'heure est à l'engagement, à la traduction des paroles en actes.


Publié le 13 janvier 2016 par Thibault Laconde


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L'inspection du travail à la Croix Rouge, et après ? Plaidoyer pour une responsabilité sociétale des ONG

Responsabilité sociale et environnementale à la croix rouge et dans le secteur associatif
Comme vous le savez si vous faites partie de mes lecteurs les plus fidèles, j'ai été jusqu'en décembre 2014 responsable du développement durable chez Action contre la Faim (voir ici). A ce titre, j'ai beaucoup travaillé sur les pratiques environnementales et sociales des associations et j'ai eu l'occasion d'échanger sur ces sujets avec de nombreux responsables d'ONG.
Autant vous dire que j'observe les déboires actuels de la Croix Rouge avec beaucoup d'attention, et quelques remarques...

"Violence des échanges en milieu associatif"


D'abord les faits : alertée par un délégué du personnel, l'inspection du travail est allée enquêter au siège de la Croix Rouge Française à Paris. Elle y a dégoté de très nombreuses irrégularités, principalement des journées dépassant la durée maximale autorisée par le code du travail : 3300 pour la seule année 2014. Et l'addition risque d'être salée, entre les amendes et les indemnités, la Croix Rouge devrait débourser 11 millions d'euros alors qu'elle peine déjà à équilibrer son budget...
Mais le pire, sans doute, pour l'ONG, c'est que le rapport de l'inspection du travail s'est retrouvé dans la presse qui, à la suite du Parisien, l'a copieusement commenté et continue joyeusement au moment où j'écris. Il est probable que cet épisode laissera des traces sur l'image de l'organisation et diminuera son attractivité auprès des donateurs, des salariés et des bénévoles. C'est malheureux pour la Croix Rouge qui est loin d'être la seule ONG a prendre des libertés avec le droit du travail.

C'est que les travailleurs associatifs sont généralement des gens très engagés qui ont tendance à accepter beaucoup plus qu'ils ne devraient les heures supplémentaires non-payées, les contrats précaires à répétition ou les licenciements abusifs...  Le secteur associatif a d'ailleurs connu plusieurs conflits au cours des mois passé : vous avez peut-être entendu parler d'Aides, du WWF, de SoliCités... Derrière ces mouvements collectifs qui ont fait quelques encarts dans la presse, se cachent tous les cas individuels, souvent tabous au sein même des associations.
Si on ajoute les problèmes de gouvernances et les questions environnementales, rares sont les organisations qui, même en menant de très belles actions, n'ont pas quelques cadavres dans leurs placards.


La mission sociale n'excuse pas tout, au contraire


Sans surprise, la Croix Rouge s'est retranchée derrière la ligne de défense traditionnelle de l'ONG prise la main dans la sac : "Oui, j'ai fauté. Mais, voyez-vous, je sauve des vies".
C'est vrai qu'une partie des mauvaises pratiques peut sans doute s'expliquer par les conditions de travail des associations, dont les interventions humanitaires d'urgence sont un exemple paroxysmique... mais finalement assez rare. Dans de nombreux cas, il s'agit seulement de négligences excusées à bon compte au nom de la mission sociale de l'organisation.

D'ailleurs cette rhétorique touche vite ses limites : ce que l'inspection du travail reproche à la Croix Rouge, c'est une organisation "pathogène",  "préjudiciables à la santé physique et mentale" des salariés. Est-ce vraiment des conditions permettant d'aider efficacement qui que ce soit ?
C'est un secret de polichinelle que les humanitaires ont un vrai problème de gestion des ressources humaines : épuisement, maladie, burn-out, conduites à risques... écourtent beaucoup trop de carrières, gaspillant les potentiels et les compétences. Dans de nombreuses organisations, le taux de turn-over atteint 60 ou 70% au bout de 3 ans, il dépasse parfois 95% pour les postes de terrain.
Comment alors avoir une action efficace ? Comment apprendre à connaître les personnes que l'on aide ? Développer une expertise ? Impossible... Pire, le recrutement et la formation deviennent de véritables gouffres, engloutissant les budgets, le temps et l'énergie de l'organisation.

Assurer des conditions de travail décentes ne nuit pas à la réalisation des missions des ONG. Au contraire, c'est une condition indispensable pour garantir un fonctionnement efficace et des programmes de qualité. Il en va de même pour d'autres sujets tout aussi négligés par les associations comme leurs impacts sur l'environnement.


Vers une responsabilité sociétale des associations


Il s'agit donc de trouver un équilibre entre la volonté louable de consacrer toute son énergie aux missions, désir souvent partagés par les salariés au point de se mettre en danger, et la nécessité de gérer durablement les organisations. Comment faire ?
Comme souvent en France, on parle déjà de faire une loi... Mais l'encadrement juridique n'est pas la solution à tous les problèmes : il peut fixer des règles générales mais les conditions d'intervention des ONG nécessitent aussi de la souplesse, les humanitaires notamment doivent être prudents lorsqu'ils projettent leurs standards sur les pays où ils interviennent. Et puis ce serait oublier les très nombreux salariés étrangers des ONG : je doute que le droit du travail centrafricain ou népalais offre des solutions satisfaisantes...

Le respect du droit applicable, en France comme dans les pays hôtes, est évidemment incournable. Le cas de la Croix Rouge montre qu'il reste parfois du travail...
Mais ce n'est pas suffisant : je crois qu'il est de la responsabilité des organisations d'assurer la santé et la sécurité de leurs salariés mais aussi de l'ensemble de leurs parties-prenantes : bénévole, prestataires, riverains, bénéficiaires... Bref ce que les entreprises ont pris l'habitude d'appeler leur responsabilité sociétale. Même si c'est difficile à entendre, le secteur marchand est en avance dans ce domaine, il a accumulé de l'expérience et développé des méthodes et des bonnes pratiques dont les associations seraient bien inspirées de se saisir. Ne serait-ce que pour ne pas laisser s'élargir le fossé entre leurs pratiques sociales et environnementales et celles des entreprises.

Plutôt que d'attendre la prochaine crise sous la menace de l'opinion et du législateur, les ONG doivent apprendre à porter un regard critique sur elles-mêmes et accepter de se saisir des expériences existantes pour définir ensemble un cadre de bonnes pratiques adapté à leurs situations particulières. Loin d'être en contradiction avec leurs missions, cela renforcerait leur crédibilité et participerait, au moins par l'exemple, à l'accomplissement de leurs mandats.
Espérons que les mésaventures de la Croix Rouge aideront au moins à cette prise de conscience...


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[Mis à jour] Et si, finalement, la finance sauvait le climat ?

Finance et changement climatique : divestment, risque carbone, activisme actionnarial
Vous n'associez pas a priori Standard & Poor's à la lutte contre la changement climatique ?
Vous avez peut-être tort : en avril, l'agence de notation a averti que le changement climatique aurait un impact sur la solvabilité des entreprises - elle avait déjà lancé un avertissement similaire l'année dernière pour les dettes souveraines. A terme, elle pourrait prendre en compte la résilience au changement climatique dans sa méthodologie de notation : Imaginez ce qu'il se passerait si, d'un seul coup, les entreprises qui émettent le plus de gaz à effet de serre ou qui sont mal préparées aux effets du réchauffement voyaient leurs notes baisser...


> Pour une mise à jour après la COP21, n'hésitez pas à télécharger cette études des conséquences économiques et technologiques de l'Accord de Paris




Les financiers de plus en plus sensibles aux risques climatiques


Refuser de placer son argent dans les industries les plus polluantes ou le retirer progressivement (le désinvestissement ou "divestment" en anglais) était jusqu'à assez récemment un comportement militant. Les universités anglo-saxonnes, poussées par leurs étudiants et professeurs, s'y sont illustrées depuis quelques années comme d'autres fonds déjà impliqués dans l'investissement socialement responsable.
Mais depuis le sommet de New York en septembre 2014, c'est l'ensemble de l'industrie financière qui commence à s'intéresser au climat, et le prendre en compte dans les décisions d'investissement est de moins en moins tabou... Dans une étude récente, Novethic a recensé les investisseurs internationaux qui ont pris des engagements en matière de changement climatique. Résultats :

"550 banques, assurances, fondations, etc. gérant plus de 22.000 milliards d'euros se sont déjà engagées pour le climat."




Pourquoi ? Parce que les investisseurs perçoivent désormais des risques réels pour la valeur de leurs portefeuilles :
  1. Risque carbone, c'est-à-dire le risque de voir les entreprises très émettrices en gaz à effet de serre perdrent de la valeur parce que de nouvelles réglementations rendent leurs opérations plus difficiles, voire remettent en cause leur business-model. Les premiers concernés sont les énergéticiens qui détiennent des réserves de pétrole, de charbon ou de gaz : ces actifs ont-ils encore une valeur alors que la communauté internationale s'est engagée à limiter le réchauffement à 2°C, ce qui implique de laisser dans le sol un tiers des réserves de gaz, deux tiers de celles de pétroles et 80% du charbon ?
  2. Risque climat, c'est-à-dire le risque que le changement climatique mette des entreprises en difficulté. C'est par exemple le cas de l'agro-alimentaire : est-il réellement préparé pour faire face à une baisse des rendements agricoles ou à un accès plus difficile à l'eau ?
Les investisseurs sont en train de réaliser que la combinaison de ces deux risques rend les investissements dans certaines entreprises hasardeux. Et cette prise de conscience pourrait avoir un très fort effet de levier : en détournant le capital des entreprises carbo-intensives, elle peut rendre instantanément plus difficile les investissements dans de nouvelles énergies fossiles comme les sables bitumineux ou le gaz de schiste. A l'inverse, les entreprises résilientes au changement climatique ou peu émettrices pourront accéder plus facilement aux fonds.


Et après ? Comment mettre (et garder) le secteur financier sur la voie des 2°C ?


Il est bien entendu trop tôt pour se réjouir. Cette évolutions pose de nombreuses questions : Comment mesurer l'empreinte carbone d'un portefeuille ? Peut-on décliner dans le domaine de la finance l'objectif des 2°C ? En particulier, comment faire en sorte, non seulement de ne plus investir dans les activités polluantes, mais aussi de financer celles qui permettent la transition comme l'efficacité énergétique ou les énergies renouvelables ?
Une question très concrète par exemple : faut-il réellement désinvestir ? Certes ça rendra la vie des pétroliers plus difficiles mais ça ne les incitera pas vraiment à améliorer leurs pratiques. Ne vaudrait-il pas mieux continuer à investir dans le secteur des énergies fossiles mais seulement chez les "best in class", les entreprises qui font de réels efforts ?
De nombreux travaux sont en cours sur ces sujets, notamment chez le World Ressource Institute qui devrait les publier pendant la Climate Week en mai prochain.

Enfin, et surtout, la finance est une affaire d'anticipation. Si le secteur bouge aujourd'hui, c'est parce qu'il anticipe des réglementation plus sévères. Il ne continuera pas longtemps dans cette voie si la mobilisation de la société civile s’essouffle ou si les gouvernements semblent incapables de limiter réellement les émissions de gaz à effet de serre.
Un changement important est peut-être en train de prendre forme mais il reste fragile... et notamment conditionné à la réussite de la conférence de Paris sur le Climat !

Illustration : By Harald Bischoff (Own work) [CC BY-SA 3.0], via Wikimedia Commons

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Rencontre avec les artisans de la COP21 - épisode 6 : Vincent Laurent et Alternatiba

Vous pensez que le changement climatique est une affaire trop sérieuse pour être laissée aux politiques et aux diplomates ? C'est aussi l'avis de l'association basque Bizi ! Après l'échec des négociations lors du sommet de Copenhague, ils ont voulu se réapproprier les questions écologiques et construire leurs propres alternatives, citoyennes et locales. C'est ainsi qu'Alternatiba est né en 2013 à Bayonne avec un "village des alternatives" réunissant pendant deux jours une centaines d'organisations et plus de 10.000 participants.

Fort de ce succès la méthode a essaimé : une cinquantaine de villages Alternatiba ont déjà été organisés en France, en Espagne, en Grande Bretagne, etc. A l'occasion du sommet de Paris sur le climat, le mouvement compte bien faire entendre sa voix et promouvoir une transition écologique proche de citoyens et des territoires. C'est ce dont nous parle Vincent Laurent.


Pour sensibiliser en Ile de France, un village des alternatives sera organisé à Paris les 26 et 27 septembre prochains dans le quartier République. Il coïncidera avec l'arrivée à Paris du tour Alternatiba le 26 (5000 kilomètres à vélo au travers de la France pour mobiliser et sensibiliser) et avec la journée sans voiture organisée par la mairie le 27.
Un village mondial des alternatives aura aussi lieu pendant la COP21, les 5 et 6 décembre. Il réunira des solutions issues de nombreux territoires en France et à l'étranger, avec l'ambition affichée de faire pression sur les négociateurs...

Un nouvel épisode de cette série est publié chaque jeudi. Pour n'en manquer aucun, n'hésitez pas à vous abonner à la chaine Youtube.
Les rencontres précédentes :

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Rencontre avec les artisans de la COP21 - épisode 5 : Didier Saulnier et Artists 4 Paris Climate 2015

Le conférence sur le climat qui se tiendra à Paris en décembre 2015 vous semble une réalité lointaine ? Sans grandes conséquences pour votre vie quotidienne ? Détrompez-vous : derrière les négociations entre diplomates et experts se cachent des questions très concrètes sur nos modèles de société et nos conditions de vies... C'est pourquoi de nombreuses personnes s'activent déjà pour que la COP21 (le petit nom de la conférence de Paris en jargon onusien) mobilise la société civile et soit l'occasion d'un vrai débat.
Chaque mercredi, je vous propose de faire la connaissance d'une de ces personnes, de comprendre son parcours, ses convictions et les projets qu'elle défend.Pour ne ratez aucun de ces entretien, n'hésitez pas à vous abonner à ma chaine Youtube.

Et aujourd'hui, je vous invite à rencontrer Didier Saulnier qui a créé le projet Artists 4 Paris Climate 2015.


L'objectif de cette opération originale est double. D'une part, il s'agit de sortir des discours habituels sur le climat et de mobiliser en faisant appel à l'art contemporain, notamment à une trentaine d'artistes mondialement reconnus qui interviendront à Paris et en région parisienne pendant la COP21. D'autres part, Artists4Climate organisera la vente aux enchères d'oeuvres présentées pendant la conférence afin de financer des projets de lutte contre le changement climatique et la désertification dans des pays du Sud. L'art sera donc à la fois un moyen de sensibiliser et d'agir...

Les rencontres précédentes :

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Rencontre avec les artisans de la COP21 - épisode 3 : Brice Lalonde parle du Business and Climate Summit

La 21e conférence de l'ONU sur le climat, qui se tiendra à Paris en décembre 2015, n'est-elle qu'une affaire d'experts et de diplomates ? Non : c'est aussi l'occasion pour des milliers de responsables associatifs, d'entrepreneurs, de chercheurs ou d'élus de débattre de leur projets pour la planète.
Chaque mercredi, je vous propose de rencontrer une des personnes qui préparent cette grande mobilisation afin de comprendre ses projets mais aussi et surtout sa vision des questions climatiques et les raisons qui l'ont poussé à s'engager. Pour ne ratez aucun de ces entretien, n'hésitez pas à vous abonner à ma chaine Youtube.

Et aujourd'hui, j'ai discuté pour vous avec Brice Lalonde qui s'active avec le Global Compact et le World Business Council for Sustanaible Development pour organiser en mai le "Business and Climate Summit" et permettre aux entreprises de pousser les gouvernements vers un accord lors de la COP21.


Lorsqu'ils parlent d'environnement, les gouvernements commencent souvent par se tourner vers les entreprises : est-ce que ça ne va pas les rendre moins concurrentielles ? Est-ce qu'elles vont licencier ? Se délocaliser ? Et si, au contraire, le monde des affaires répondait : pas de problèmes, allez-y !
C'est un peu l'idée du Business and Climate Summit qui se tiendra à Paris les 20 et 21 mai : que les entreprises s'engagent à lutter elles-même contre le changement climatique, mais qu'en plus elles poussent les gouvernements vers un accord ambitieux lors de la COP21...

Les rencontres précédentes :

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Rencontre avec les artisans de la COP21 - épisode 1 : Sylvianne Villaudière et SolutionsCOP21

Qu'est-ce que la 21e conférence de l'ONU sur le climat (alias COP21) qui se tiendra à Paris en décembre ? Un grand rendez-vous diplomatique ? Certainement. Mais aussi une très forte mobilisation de la société civile autour de questions aussi cruciales que la solidarité Nord-Sud ou l'équité entre les générations. Derrière l'évènement un peu technocratique se cachent donc de grandes mobilisations citoyennes... même si elles sont encore peu visibles.
C'est précisément la préparation de ces mobilisations que j'aimerais vous faire partager. Qui sont les personnes qui s'activent pour les faire éclore ? Quels projets préparent-ils ? Quelles sont leurs convictions ? Leurs visions ?

Je commence aujourd'hui une série d'entretiens en vidéo avec quelques unes des personnes qui organisent en ce moment-même les événements qui accompagneront le sommet international. Je mettrai en ligne une nouvelle vidéo chaque mercredi (inch'allah), n'hésitez donc pas à vous abonner à la chaine Youtube que j'ai créé pour l'occasion.


Pour le premier épisode de cette série, j'ai rencontré Sylvianne Villaudière pour discuter de SolutionsCOP21 dont elle est coordinatrice générale.
SolutionsCOP21 est un collectif réunissant de nombreuses organisations privées et publiques afin de promouvoir les solutions existantes pour lutter contre la changement climatique, aussi bien en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre que d'adaptation. Il propose notamment une plateforme web sur laquelle sont présentés des projets exemplaires, cette plateforme est ouverte à tous : entreprises, collectivités, associations sont invitées à soumettre leurs propres bonnes pratiques.
Enfin, une exposition ouverte au grand public et gratuite sera organisée au Grand Palais du 4 au 11 décembre (c'est-à-dire pendant le sommet) afin de présenter et de faire connaitre les solutions climat.
 
Vous recherchez d'autres événements ? Voici l'agenda de toutes les manifestions autour de la COP21.
Vous avez un projet et vous souhaiteriez apparaitre dans cette rubrique ? Parlez-moi en.

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Vous recherchez des bonnes résolutions écologiques pour 2015 ? Voici 7 idées originales.

Bonnes résolutions ecologiques et durables pour 2015


Prendre le bus, couper l'eau quand vous vous brossez les dents et éteindre la lumière en sortant. Fin de l'affaire ?
Si vous cherchez quelques idées un peu plus originales pour faire de 2015 une année verte, voici ce que j'ai en boutique...



Bonne résolution verte n°0 : 

Et si vous commenciez par respecter vos (autres) résolutions ?

Arrêter de fumer, moins boire, manger plus sainement... rien à voir avec l'environnement ? Détrompez-vous : ce qui est mauvais pour vous est rarement bon pour la planète (et vice-versa).
  • La culture du tabac est responsable de la déforestation de 200.000 hectares par an et fait concurrence à l'agriculture vivrière : les surfaces utilisées pour produire du tabac pourraient nourrir 10 à 20 millions de personnes. Le tabac est ailleurs une plante fragile, nécessitant de nombreux traitements chimiques.
  • La fabrication d'alcool a elle-aussi besoin de grandes surfaces pour des cultures souvent très friandes en eau. Et la récolte finira en grande partie sous forme de déchet : pour 1 litre de tequila, par exemple, 5kg de déchets solides et 7 à 10 litres d'eau contaminée sortent également de la distillerie. A cela s'ajoute l'empreinte carbone liée au transport et à la réfrigération.
  • Faut-il revenir sur le cas de la malbouffe ? Selon l'ADEME, les produits alimentaires sont la troisième source de gaz à effet de serre en France, pratiquement à égalité avec le transport. Cuisiner vous-même des produits locaux et de saison est bon à la fois pour vous, votre famille et votre environnement...
"Ma bonne résolution verte pour 2015 : prendre soin de moi, et de la planète."
http://ctt.ec/Xc1Lo



Bonne résolution verte n°1 : 

Passer du café au thé

Restons un instant sur l'alimentation : vous êtes plutôt thé ou café ?
Derrière ce choix anodin se cachent des montagnes d'eau : il faut 21.000 litres d'eau en moyenne pour produire un kilo de café contre "seulement" 9.200 pour un kilo de thé. En remplaçant ses 5kg de café annuel par 5kg de thé, le français moyen économiserait donc 60.000 litres d'eau par an. C'est l'équivalent d'un bain par jour !
Alors... Chiche que vous remplacez votre café de 14h par une tasse de thé ?

"Ma bonne résolution verte pour 2015 : remplacer mon café par un thé !"
Tweet: Ma bonne résolution verte pour 2015 : remplacer mon café par un thé ! http://ctt.ec/7L8cx+ via @EnergieDevlpmt



Bonne résolution verte n°2 : 

Taper l'adresse web de vos sites préférés dans la barre d'adresse


Alors d'accord, comme ça, ça peut avoir l'air un peu bête. Mais combien sommes-nous à passer par un moteur de recherche pour aller sur des sites dont nous connaissons parfaitement l'adresse web comme facebook.com, lemonde.fr ou autres du même genre. Ce petit détour n'est pas neutre : selon une étude fameuse (et vigoureusement contestée par le premier intéressé), faire deux recherches sur Google consomme autant d'énergie que de chauffer une bouilloire d'eau.
Et si vous n'y arrivez vraiment pas, vous pouvez toujours faire d'Ecosia votre moteur de recherche par défaut : cette entreprise allemande compense l'empreinte carbone de vos recherches et verse 80% de ses bénéfices à des projets de reforestation.

"Ma bonne résolution verte pour 2015 : mieux utiliser les moteurs de recherche."
Tweet: Ma bonne résolution verte pour 2015 : mieu utiliser les moteurs de recherche ! http://ctt.ec/oOUD9+ via @EnergieDevlpmt



Bonne résolution verte n° 3 :

Participer à la mobilisation avant la conférence de Paris


En décembre 2015, Paris accueillera la 21e conférence internationale sur la climat (alias COP21). Cette conférence doit trouver un nouveau système pour limiter les émissions de gaz à effet de serre après l'expiration du protocole de Kyoto. Et même si nous sommes tout au plus à quelques années d'une catastrophe irréversibles, c'est peu dire qu'elle n'est pas très bien engagée. Il reste quelques mois pour faire pressions sur les décideurs politiques, et même pour les plus paresseux c'est l'occasion ou jamais de s'engager : tout se passe a coté de chez vous !
Vous pouvez bien sur choisir une organisation de protection de l'environnement ou une organisation humanitaire (qui font déjà face aux conséquences du changement climatique) mais vous aurez aussi l'embarras du choix parmi les initiatives et de manifestations ponctuelles : l'Armada pour le climat, "The place to be", la "climate week" du WWF en mars, "My cop in Paris" pour les étudiants, "One earth, one tree", "Black market for usefull knowledge" en octobre... Les occasions de vous informer et de vous impliquer ne vont pas manquer dans les prochains mois !

"Ma bonne résolution verte pour 2015 : m'engager pour le climat avant la COP21 à Paris !"
Tweet: Ma bonne résolution verte pour 2015 : m'engager pour le climat avant la @COP21 à Paris ! http://ctt.ec/ZT7c5+ via @EnergieDevlpmt




Bonne résolution verte n°4 : 

Suivre un cours en ligne sur le développement durable


C'est l'une révolution de ces dernières années : grâce aux MOOC, les cours en ligne ouverts et massifs, vous pouvez suivre gratuitement des formations dispensées par les meilleures universités du monde. Pourquoi ne pas en profiter pour vous mettre à jours sur les problématiques environnementales et approfondir en interagissant avec des étudiants des quatre coins du monde ? Ce n'est pas le choix qui manque en ce début d'année :
"Ma bonne résolution verte pour 2015 : suivre un cours en ligne sur le développement durable."
Tweet: Ma bonne résolution verte pour 2015 : suivre un cours en ligne sur le développement durable. http://ctt.ec/8rdtd+ via @EnergieDevlpmt



Bonne résolution verte n°5 : 

Et si vous vous y mettiez aussi à votre travail ?

La création de politiques de développement durable dans les entreprises est une très bonne chose, mais elle a parfois fait oublier que rien n'est possible sans l'ensemble des salariés. Au-delà des génériques "mettre votre ordinateur en veille", "éteignez la lumières dans les toilettes".... il y a sûrement des choses à faire dans votre domaine professionnel pour le rendre un peu plus écologique, et personne ne peut le savoir mieux que vous dont c'est le métier.
Prenez deux minutes pour y réfléchir. Et parlez en à vos collègues ou à votre responsable développement durable si votre entreprise en a un : je peux vous garantir qu'au moins vous lui ferait plaisir...

"Ma bonne résolution verte pour 2015 : m'y mettre aussi au travail !"
Tweet: Ma bonne résolution verte pour 2015 : m'y mettre aussi au travail ! http://ctt.ec/65_J2+ via @EnergieDevlpmt

 

Bonne résolution verte n°6 : 

Mettez-vous au défi !

Même avec beaucoup de bonne volonté, rien n'est plus difficile à changer qu'une habitude. Une bonne stratégie : évitez les grands mots ("plus jamais", "toujours", etc.) et mettez vous au défi pour un temps limité.  est de se mettre au défi pour un temps limité. Ne dites pas que vous n'utiliserez plus jamais que les transports en commun mais essayer de vous passer une semaine de votre voiture. Peut-être que vous vous apercevrez que c'est plus facile que prévu... et si ce n'est pas le cas vous aurez au moins essayé !

"Ma bonne résolution verte pour 2015 : je me met au défi !"



Si vous voulez un peu d'inspiration, je vous propose 15 défis. Pourrez vous les relever cette année ?



Vous en voulez encore ? Jetez un coup d'œil à mes propositions de bonnes résolutions écologiques pour l'année dernière. Vous pouvez également partager vos idées en commentaire, je les ajouterai à l'article !


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